Crépuscule est un court-métrage d’animation image par image (stop motion) poético-gore largement inspiré par le butô japonais.
Un groupe de créatures vit en symbiose avec son environnement. L'arrivée d'un couple d'êtres humains brisera leur existence à jamais.
FanTasia 2011 : Mention du jury animation pour ‘’Audace et représentation de la sexualité dans le cinéma d’animation’’
Écrit et réalisé par Éric Falardeau.
Cette vidéo donne un aperçu du processus de «composting» des images (par Guilaume Chassé).
Crépuscule raconte l’histoire d’un groupe de créatures d’aspect angélique vivant en symbiose avec leur environnement. Lorsqu’un couple d’êtres humains s’immisce dans leur monde et brise leur existence monotone, les créatures prennent peu à peu conscience de la différence qui existe entre leurs corps et celui de l’homme.
Après le tournage et tout juste avant le mixage et découpage final, il faut assembler les différentes séquences tournées pour chaque plan. Quelquefois, il s'agit simplement d'intégrer les images et de cadrer pour le format 16:9, mais pour Crépuscule, il y a beaucoup de découpage numérique à faire.
Comme vous l'avez surement vu dans les images du blogue, la plupart des scènes sont tournées devant un fond bleu. C'est mon travail de découper ce fond et de l'intégrer à un décor qui a été tourné préalablement. Cette technique est même employée pour assembler un arrière plan et un avant plan parce qu'ils ont été tournés séparément pour l'animation.
Après le découpage numérique, il faut quelquefois ajuster les couleurs pour que tous les plans de chaque scène soient uniformes selon l'éclairage recherché.
Certains effets peuvent être ajoutés à cette étape ci. Des éclairs, de la fumée, des effets de température ou des effets spéciaux. Dans Crépuscule, par exemple, il y a de la pluie et du brouillard à ajouter.
Il n'y à pas beaucoup de créativité dans la tâche de Compositeur et les tâches sont plutôt techniques. Cependant, il faut une bonne vision globale du projet et (très important) un souci du détail.
Nous avons décidé de tourner tout le film devant un écran chromatique bleu (communément nommé un blue screen). Cette solution nous permet d'ajouter les arrières plans (ciels) numériquement plutôt que de changer une peinture ou un carton à l'arrière du décor à chaque scène. Cela nous permet également d'agrandir et d'approfondir la forêt, car la taille du studio de tournage et le budget sont limités. De plus, cela facilite l'animation et la direction photo puisque nous n'avons pas à nous soucier de l'arrière plan pour cadre.
Aussi, pour certains plans avec plusieurs personnages à animer, nous les filmerons en plusieurs parties que nous assemblerons ensuite par compositing (arrière-plan et avant-plan). Le travail de l’animateur sur le plateau sera plus aisé (moins de variables à tenir à compte lors de l’animation) et de cette façon il sera possible de créer certains effets dont le brouillard (tourner le décor vide puis les personnages et «assembler» les deux images).
Selon ce principe, lorsqu’un plan est tourné, il est nécessaire de tourner une «plate», c’est-à-dire le même plan sans les personnages. Ainsi, il est possible de corriger certains problèmes présents dans le plan «animé» comme un élément présent dans le décor sur un photogramme (par exemple les rigs qui doivent retenir les marionnettes lors de déplacements inusités), un léger déplacement de l’axe de la caméra entre deux photogrammes ou l'ajout d'un mouvement de caméra (zoom in ou out par exemple).
Guillaume Chassé sera en charge des effets numériques (compositing, nettoyage de l’image, ajout d’éléments, effacement des rig, etc.). Il est diplômé en animation du Cégep du Vieux-Montréal. Il a réalisé un court-métrage en animation traditionnelle intitulé Route 666 (meilleur film d’animation à l’intercollégial de cinema en 2009).
Son démo est disponible ici : http://chag.moonfruit.fr/
Son film Route 666 :
Ci-dessous, Benoît Lemire, chef électro-machiniste, au travail à couper la lumière venant des fenêtres du studio et à installer l'écran bleu: