Crépuscule

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lundi 13 décembre 2010

«Making of» partie 7 : un aperçu du «compositing»

Septième «making of» de Crépuscule.

Cette vidéo donne un aperçu du processus de «composting» des images (par Guilaume Chassé).

Crépuscule raconte l’histoire d’un groupe de créatures d’aspect angélique vivant en symbiose avec leur environnement. Lorsqu’un couple d’êtres humains s’immisce dans leur monde et brise leur existence monotone, les créatures prennent peu à peu conscience de la différence qui existe entre leurs corps et celui de l’homme.

Sortie : hiver/printemps 2011
Format de tournage : HD
Copie finale : 35mm

Écrit et réalisé par Éric Falardeau
Produit par Les Films de l'Autre
Distribué par Les Films du 3 Mars
Montage du «making of» : Benoît Lemire

jeudi 9 décembre 2010

PORTRAIT : Guillaume Chassé, composition et Effets Numériques


Après le tournage et tout juste avant le mixage et découpage final, il faut assembler les différentes séquences tournées pour chaque plan. Quelquefois, il s'agit simplement d'intégrer les images et de cadrer pour le format 16:9, mais pour Crépuscule, il y a beaucoup de découpage numérique à faire.

Comme vous l'avez surement vu dans les images du blogue, la plupart des scènes sont tournées devant un fond bleu. C'est mon travail de découper ce fond et de l'intégrer à un décor qui a été tourné préalablement. Cette technique est même employée pour assembler un arrière plan et un avant plan parce qu'ils ont été tournés séparément pour l'animation.


Après le découpage numérique, il faut quelquefois ajuster les couleurs pour que tous les plans de chaque scène soient uniformes selon l'éclairage recherché.

Certains effets peuvent être ajoutés à cette étape ci. Des éclairs, de la fumée, des effets de température ou des effets spéciaux. Dans Crépuscule, par exemple, il y a de la pluie et du brouillard à ajouter.


Il n'y à pas beaucoup de créativité dans la tâche de Compositeur et les tâches sont plutôt techniques. Cependant, il faut une bonne vision globale du projet et (très important) un souci du détail.

Guillaume Chassé


mercredi 17 novembre 2010

Compositing : Guillaume Chassé au travail

Les images ci-dessous ont été prises par notre photographe officielle : Évelyne Deshaies.


Guillaume Chassé, compositeur et effets numériques, et le réalisateur Éric Falardeau planifient le compositing d'un plan.



Réunion au sommet : Marie-Josée Lamontagne, directrice de production, Éric et Guillaume.



Éric donne ses indications et commentaires à Guillaume.



Une image non finalisée sur laquelle Éric et Guillaume ont travaillée et travaillent encore!



vendredi 29 octobre 2010

Laboratoire de post-production partie 1 : tests de kinescopage en 35mm



Bien que Crépuscule soit tourné en HD (le format précis est en images JPEG d'un minimum de 1920 X 1080 de résolution), les copies de distribution seront sur support film. Plus précisément, nous utiliserons le procédé du kinescopage (plus communément désigné sous les termes «gonflage» ou «blow up» dans l'industrie) afin d'obtenir des copies sur pellicule 35mm. Même si la vidéo numérique haute définition est de plus en plus présente sur le marché, c'est sur ce support que la majorité des long-métrages commerciaux professionnels sont tournés et que sont vus la majorité des films dans les salles de cinéma.

Voici un résumé des différentes étapes menant au tirage de la copie finale du film.

Nous tournons le film avec un appareil photographique Canon 5D MKII muni de lentilles 35mm, 50mm, 100mm et 75-300mm et branché directement dans un ordinateur portable. La capture d’image s’effectue sur plateforme Apple Mac avec l’un des logiciels les plus couramment utilisés en animation image par image, soit Dragon Stop Motion.

Dragon Stop Motion est un logiciel ultra performant et peu coûteux (environ 350$ pour deux licences et un clavier). L'utilisation de ce logiciel permet d'éviter les erreurs (objets ou outils oubliés dans le cadre, oubli de photogrammes, mouvement trop rapide des personnages, etc.) et facilite l’animation puisque chaque photogramme est vu et enregistré en temps réel. Il est donc possible, entre autre, de superposer les images selon le principe de l'onion skin en plus de permettre le montage préliminaire en temps réel. Le tournage numérique nous permet également de modifier rapidement les images avec le logiciel Adobe Photoshop et de procéder au compositing (par Guillaume Chassé).

À chaque jour de tournage, les séquences d'images sont exportées de Dragon Stop Motion en séquences vidéos pour le montage dans Final Cut Pro. Un premier montage , le montage off line, avec des séquences vidéos faibles résolutions (afin d'économiser du temps et de l'espace sur nos disques durs) est fait pour détecter les problèmes de continuité, peaufiner le rythme du film et servir de référence pour la monteure son (Julia Innes) et le compositeur de la musique (Charles Maheu). Une fois le montage image accepté et les effets numériques terminés, nous passons au montage online au cours duquel les images faibles résolutions sont remplacées (un «conforme» selon le jargon de l'industrie) par les images finales en format haute résolution (1920 X 1080).

Lorsque cette étape est terminée, nous exportons à nouveau le film en une suite d'images séparées; chaque image devient un fichier DPX (Digital Picture Exchange) ou TIFF haute définition pour le kinescopage. Ces fichiers doivent respecter des normes de qualité assez complexes (colorimétrie, résolution, etc.). D'ailleurs, la seule lecture de la définition du format DPX telle que donnée dans l'hyperlien ci-dessus provoque un mal de tête!

Ces fichiers sont imprimés sur de la pellicule film à l'aide d'un enregistreur numérique, et ce, au rythme d'un peu moins de deux minutes par heure (2880 images par heure)! Le résultat? Une copie négative du film.

Le film peut maintenant suivre la chaîne de travail photochimique traditionnelle (négatif, positif, internégatif, son optique, copie d'essai, copie de distribution, etc. et les opérations reliées telles que le tirage, le développement, l'étalonnage, etc.).

Mais afin de s'assurer que tout cela fonctionne, il est important de faire quelques tests!

Le 29 octobre dernier, je suis allé visionné les tests de kinescopage de Crépuscule à notre laboratoire de post-production : Vision Globale à Montréal (Québec). «Vision Globale est la plus importante entreprise canadienne de services liés à la production, la distribution et la diffusion de contenu. Ses services couvrent l’ensemble des besoins en postproduction, en effets visuels, en gestion et production d’éléments pour la distribution et la diffusion sur les réseaux de cinéma, de télévision, internet et mobile.» (Profil de l'entreprise tiré de son site internet)

Ce moment était très important pour moi, car pour la toute première fois l'un de mes films se retrouve sur pellicule 35 mm (le comble du fétichisme cinématographique!). Ma joie fût doublée d'une grande surprise, car notre étalonneur est l'un des meilleurs au monde : Arthur Montreuil. Toute l'équipe du laboratoire a fait un excellent travail (je vous reparlerai d'eux et de leurs rôles dans ce blogue lorsque nous arriverons à l'étape du kinescopage).

Assis dans la salle de projection ultra moderne en compagnie de mes anciens collègues du laboratoire (j'ai travaillé deux ans à cet endroit), j'attendais avec angoisse, à la fois craintif et excité, de voir les premières images. Les lumières s'éteignent, le projecteur s'allume, l'écran s'illumine, les perforations sont entraînées dans les engrenages et les images défilent à l'écran. Les effets numériques de Guillaume Chassé sont excellents, l'animation de Simon Beaupré et de Pierre M. Trudeau est impeccable et mes cadrages ainsi que mes éclairages sont atmosphériques à souhait.

Bref, Crépuscule en 35mm a fier allure!

Éric Falardeau, réalisateur

mardi 24 août 2010

Mise en place de l'écran chromatique bleu

Nous avons décidé de tourner tout le film devant un écran chromatique bleu (communément nommé un blue screen). Cette solution nous permet d'ajouter les arrières plans (ciels) numériquement plutôt que de changer une peinture ou un carton à l'arrière du décor à chaque scène. Cela nous permet également d'agrandir et d'approfondir la forêt, car la taille du studio de tournage et le budget sont limités. De plus, cela facilite l'animation et la direction photo puisque nous n'avons pas à nous soucier de l'arrière plan pour cadre.

Aussi, pour certains plans avec plusieurs personnages à animer, nous les filmerons en plusieurs parties que nous assemblerons ensuite par compositing (arrière-plan et avant-plan). Le travail de l’animateur sur le plateau sera plus aisé (moins de variables à tenir à compte lors de l’animation) et de cette façon il sera possible de créer certains effets dont le brouillard (tourner le décor vide puis les personnages et «assembler» les deux images).

Selon ce principe, lorsqu’un plan est tourné, il est nécessaire de tourner une «plate», c’est-à-dire le même plan sans les personnages. Ainsi, il est possible de corriger certains problèmes présents dans le plan «animé» comme un élément présent dans le décor sur un photogramme (par exemple les rigs qui doivent retenir les marionnettes lors de déplacements inusités), un léger déplacement de l’axe de la caméra entre deux photogrammes ou l'ajout d'un mouvement de caméra (zoom in ou out par exemple).

Guillaume Chassé sera en charge des effets numériques (compositing, nettoyage de l’image, ajout d’éléments, effacement des rig, etc.). Il est diplômé en animation du Cégep du Vieux-Montréal. Il a réalisé un court-métrage en animation traditionnelle intitulé Route 666 (meilleur film d’animation à l’intercollégial de cinema en 2009).

Son démo est disponible ici : http://chag.moonfruit.fr/

Son film Route 666 :




Ci-dessous, Benoît Lemire, chef électro-machiniste, au travail à couper la lumière venant des fenêtres du studio et à installer l'écran bleu: